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projet ArTic
importé de Fabric Rencontre et profils. Le Web2?.0 est un système d’échange de profil : Sur flickr comme sur myspace, chacun se construit son profil en espérant compter de plus en plus d’amis. La SNCF s’y met elle même. Sur www.idtgv.com et www.idtgvandco.com il est possible de voyager en rencontrant des gens qui on le même profil voyageur que vous. Dans tous ces exemples, la dragues et les rencontres sont proscrits. Comment rencontrer l’âme sœur ? Comment gérer le « plus si affinité » ? Actuellement, il faut aller sur netclub, meetic et rentrer un profil généraliste. Ce sont des sites purement de rencontre. Si on peut y rencontrer l’âme sœur, on peut aussi (le plus souvent) faire des rencontres d’un soir. Ceux qui cherchent l’âme sœur vont souvent hésiter à aller sur les sites de rencontres. Pourquoi ne pas utiliser les profils des sites type flickr ou delicious pour nouer le contact ? Parce que ces sites ne veulent pas parasiter leur image. Pour cela, créons un mash up de rencontre utilisant les profils de ces sites web 2.0. Pour ne pas brouiller l’image du site (flickr ou del.icio.us ou orange2.0 ) il faut créer le nouveau site de rencontre avec un mashup des profils des sites 2.0 fréquentés. Les critères de rencontre seraient : profil se recoupant + contenus autoproduits proches + site en communs. L’intérêt de cette approche est de ne pas parasiter le site web2 d’origine par le coté rencontre, et de ne pas – non plus – faire un site de rencontre « classique » (meetic, netclub). Contact: HenryThomas DiscussionLe but, c'est de permettre de trouver l'âme soeur-jumelle ? Suis-je le seul à trouver cette vision bien triste ? --ChristophePrieur Est-ce que Connais toi toi même ne serait pas plus approprié pour trouver l'âme soeur ? plutôt que de l'imaginer, voire de la fantasmer à travers des critères qui sont seulement des représentations socio-culturelles auxquelles on s'attache et dans lesquelles peu à peu on s'enferme comme dans des cellules bien à l'abri de toute rencontre qui ferait vaciller notre personnalité illusoire. On est au XXI siécle, les NTIC offrent d'envisager différement notre rapport au monde et, au final, on les utilise majoritairement comme des gadgets amusants, des grigris contre les peurs qui nous animent, des formules magiques pour supersticieux en manque d'argent, de bonheur et d'amour, bref des objets dans lesquels on projette nos désirs et nos angoisses. Sous couvert de mieux vivre on bascule dans la croyance technologique comme on peut basculer dans n'importe quelle croyance pourvu qu'elle comble ce vide qui nous effraie .... Dans le monde merveilleux du web 2.0 il suffit de vous tagguer un bon profil pour découvrir l'âme soeur, c'est pas magique, c'est mash IC ! --SylvieBourguet ça me fait penser à une nouvelle de K.Dick ou Gibson, je sais plus, où les individus, ou ce qu'il en reste, se reconnaissent et s'attirent, en situations de coprésence ou presque, à travers des profils numérisés quelquepart....+ en tapant mash dans google, je suis arrivé sur une pub meetic! (l'agence matrimoniale du 20eme siècle ;-) ... bon dans le fond ce que j'en pense, c'est qu'il serait plus innovant que ces profils soient approximés par les autres et non par soi, par rapport à l'image que l'on en a. Que le net soit une machine relationnelle, c'est un fait, qu'on y fasse une agence matrimoniale automatique qui entretienne des égos déformés et non informés, c'est une régression. --y * Hum ! Le profil c'est le problème : un formatage de la rencontre donc déjà une prévision de ce qui devrait se passer car dénommé clairement "espace de rencontre". Comme si la rencontre se faisait parce que le cadre est établi ? A ce moment là il s'agit plutôt d'une communication et d'échanges très formels. La rencontre me semble davantage informelle, elle se base sur des effets qui ne peuvent pas être l'objet d'une vue pour tous et assimilée à l'objectif déterminé. La rencontre est indéterminée, elle ne peut être avant même d'avoir lieu...--NathalieFougeras Mash, trash ou triste, je ne sais pas. Plutôt que de pointer un regard moral (pas inutile), je me pose la question à travers cette proposition de permettre la rencontre sociale. Les petites annonces matrimoniales sont antérieures au web, et l'internet à plutôt libéré les gens de l'entremise des agences matrimoniales, ce que je tiens pour un plus. Les profils actuels de site genre meetic ont des critères d'une banalité à pleurer (fumeur ou non, sportive ou pas). Essayons de sortir de ce cadre, trop contraignant, trop générque en même temps. Quel est l'espace de rencontre "naturel des gens" ? Leur réseau social, les activités qu'ils pratiquent. Si des gens se rencontrent pour parler musique (chorale, pratique instrumentale) ou photos sur flickr, pourquoi ne pas permettre le plus si affinité ? D'où l'idée d'utiliser des profils non conçus dans un but de rencontre pour en faire. HenryThomas Mais pourquoi vouloir faire se rencontrer les gens ? Pourquoi vouloir rencontrer des gens alors qu'il est impossible de ne pas rencontrer des gens ? La vie n'est faite que de rencontres ... Les rencontres peuvent- être de nature imprévisibles ou au contraire trés organisées , mais les seules rencontres qui comptent sont celles auxquelles on prête attention. Alors qui quoi où comment pourquoi ... amha ce n'est pas trés important :) --Sylvie La "rencontre" : de quoi parlons-nous ? Est-ce vraiment intéressant et ooportun de porter un regard moral (je suis d'accord avec Henry sur ce point) ? A quoi cela peut nous servir (ici) de savoir si c'est mieux ou moins bien ? Il faudrait déconstruire cette catégorie romantique de la "rencontre" (amoureuse ou autre). Me vient à l'esprit une phrase de Lacan (de mémoire, et complètement sortie de son contexte, je vous l'accorde) : "un rapport sexuel est tout sauf un rapport". Outre l'interprétation qu'on pourrait en faire (le terme "rapport" est à débattre), ce qui me semble intéressant dans cette formule c'est la manière dont on peut (et doit) se dégager des cadres tellement acceptés socialement qu'ils en deviennent des constats indéniables, quaisment "naturel". L'expresssion usuelle "âme soeur" est par exemple contestée par des militants gays qui proposent l'âme frère!! La rencontre entre deux ou plusieurs personnes est relative à une fiction (dans le sens de Foucault, je ne parle pas de narration romanesque ou d'imagination), c'est-à-dire relative à un dispositif (social, technique, politique...) particulier à une époque. De quel dispositif dépendons-nous aujourd'hui ? Quelles nouvelles relations (amoureuses, ou pas....) peuvent s'y nouer ? Le statut même d'individu Moderne (dont on dépent encore aujourd'hui mais de plus en plus partiellement) est probablement en train d'exploser lui aussi, c'est également vrai pour le concept même de "sujet". Alors que signifie parler de rencontres dans un tel contexte? Ceci dit, créer des liens (des connexions) entre différents types de systèmes de profilage dans le but de favoriser les rencontres (comme le propose Henry), me semble intéressant car cela s'appuie à la fois : 1) sur une forme de rationalisation de plus en plus prégnante (la logique de profilages, de segmentations, etc.) ; 2) sur une force sociale constante de déjouer ces systèmes de rationalisation (profils fictifs, avatars, jeux de détournements). Mais cette "résistance sociale" n'est pas une "résistance contre", mais "une résistance avec" (à la fois amplificatrice de nouvelles normes et des nouveaux systèmes de régulation qui se mettent en place ; et à la fois déviante par cequ'elle ne cessent de les dépasser, de créer de nouvelles voies). Finalement, ce qui semble le plus intéressant à observer, ce n'est pas tant la mise en place des sytèmes de rencontres sur le web, rencontres directes ou indirectes (de meetic à myspace), mais la manière dont ces systèmes sont utilisés, la façon dont les relations s'établissent (ou pas), en évitant notre vieux prisme Moderne de lla rencontre amoureuse! --EmmanuelMah?é Je connais des personnes qui utilisent ces modes de relations à distance, elles parlent de jeu et effectivement à travers une fiction elles investissent des identités multiples mais c'est davantage la projection de ces identités et le fait de vérifier si elles tiennent sur les échanges et le temps qui importe alors. Je veux dire qu'elles ne se posent pas trop la question de savoir si elles vont vraiment "rencontrer" mais davantage échanger des relations à travers ces identités. Louise Poissant parle de net-persona, je pense également à ces investissements d'un espace commun par une "id-entités" plurielle. Ici c'est donc le mode de la relation qui instaure un déplacement de la norme. Foucault parle de hors norme puis ce hors norme pointé comme minoritaire devient norme à son tour. Judith butler par l'approche des gender studies parlait d'un trouble dans le genre qui serait peut être à rapprocher d'un trouble dans ces id-entités...--NathalieFougeras Et EmmanuelMahe rappelait récemment que Deleuze employait le terme de dividus?, sortes de fragments d'individus?. Les médias sociaux, dans le pire de ses cas, ne se posent-ils pas en industrie de fragmentation dividuelle et de recomposition d'individus chimériques à partir de dividus épars? A qui profite le crime? --OlivierAuber Sur la quetion du dividu je viens d'écrire un texte et oups envolé, mauvaise manip... ce sera pour la semaine prochaine. En attendant, il me semble que Deleuze a évoqué le dividuel dans Pourparlers et dans Mille Plateaux.--EmmanuelMahe FractalAggregator | Branche1 | Branche12
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