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| Sommaire ReseauxSommaire du numéro de Réseaux : "Les réseaux sociaux de l'Internet"Voir aussi la page de discussionCi-après le projet de Sommaire du numéro spécial de Réseaux. Il faudrait fournir un petit résumé de l'article en préparation. Les V1 sont attendues pour juin 2008. Jean-Daniel Fekete – Etat de l’art sur les différentes alternatives à la représentation des réseaux sociaux pour les sociologues Pascal Christofoli – L’analyse des réseaux en sociologie. Dominique Cardon – Le design de la visibilité : une typologie du web 2.0 La manière dont est rendue visible l’identité des personnes sur les sites du web 2.0 constitue une des variables les plus pertinentes pour apprécier la diversité des plateformes et des activités relationnelles qui y ont cours. Que montre-t-on de soi aux autres ? Comment sont rendu visibles les liens que l’on a tissé sur les plateformes d’interaction ? Et, conséquemment, comment ces sites permettent-ils aux visiteurs de retrouver les personnes qu’elles connaissent et de découvrir de nouvelles personnes ? Les formats de visibilité et les stratégies de recherche proposées par les divers sites du web 2.0 doivent être regardés ensemble. En effet, un examen transverse des différentes familles de sites relationnels, qu’ils s’agissent des services de rencontre, d’échanges entre amis, des communautés de goût ou d’intérêt, des plateformes de partage d’œuvres autoproduites ou des mondes virtuels, montre que la manière dont les individus apparaissent et dont ils peuvent tisser des liens est souvent architecturée très différemment. D’une part, certains sites demandent au participant une fiche signalétique enregistrant son identité civile et sociale sans proposer d’inscrire avec soi un réseau d’amis ou de proches, alors que d’autres suggèrent à l’utilisateur de se rendre visible derrière un pseudo tout en invitant son réseau relationnel à partager ses activités sur la plateforme. D’autre part, certains sites privilégient la recherche par le truchement d’un moteur critériel alors que d’autres, souvent à dessein, ne proposent pas de moteur mais invitent à une navigation à travers les « amis d’amis », l’appartenance à des groupes ou les tags. Pour mineurs qu’ils soient, les choix opérés dans le design des fonctionnalités des plateformes du web 2.0 ont des conséquences parfois très importantes sur les publics qu’elles adressent et les activités qu’elles accueillent. Aussi voudrions-nous proposer une réflexion visant à clarifier les différentes manières dont les personnes et leurs liens sont rendues visibles au regard des techniques de navigation qui permettent de circuler dans ces espaces relationnels. Pour ce faire, on voudrait successivement faire quelques rappels sur les spécificités sociologiques de l’usage du web 2.0 (I), puis suggérer une typologie des formes de visibilité sur le web relationnel (II), afin de proposer une grille de lecture des stratégies de design de la relation sur ces plateformes (III). Jean-Samuel Beuscart, Christophe Prieur, Nicolas Pissard, Dominique Cardon – Les usages de Flickr. Mathieu Latapy, Bernard Conein – Structure des fils de discussion sur la liste Debian. Nicolas Auray, Céline Poudat, Martine Hurault-Plantet – Les conflits dansWikipédia. Autograph (Tous) – Synthèse sur Wikipédia et l’écriture coopérative Maxime Crepel : Les usages de la folksonomie. Michael Vicente, Réseaux sociaux et trajectoires professionnelles des développeurs de logiciel libre Au sein des communautés de développeurs de logiciels libres, l'implication des contributeurs est extrêmement liée à leur activité professionnelle. Dans le cadre de cet article, nous centrerons notre analyse sur les parcours professionnels de développeurs d'un projet en particulier, le projet Apache HTTPD. La relation observée ici pour la compréhension de la coopération est le travail commun de développeurs sur une même partie de code. Ainsi les acteurs sont reliés par des noeuds lorsqu'ils on édité une partie de code en commun. Aussi afin de simplifier l'analyse, nous n'avons conservé que la plus forte relation (le plus fort out-degree de chacun). Le réseau ainsi constitué indique par des flèches orientées le meilleur collaborateur de chacun des développeurs. Dans le cadre d'un enseignement par projet à l'Université de Technologie de Compiègne, un élève ingénieur a mis en place un logiciel permettant de reconstruire longitudinalement les réseaux sociaux de développeurs à partir du CVS du logiciel. Le CVS ( Control Versionning System) est l'outil principal de coordination du travail des développeurs dans l'espace et dans le temps. L'activité de ces développeurs est conservée par des logs inscrits dans le logiciels. Le logiciel utilisé, Recosya, permet d'extraire ces traces et d'en construire des bases de données, qui sont ensuite reconstruites sous forme de graphes de réseaux sociaux. Nous avons ensuite corrélé ces graphes avec les curriculum vitae des développeurs recueillis manuellement sur le web (pages perso, blogs, sites types Linkedin...), et sommes ainsi parvenu à reconstruire 96% des parcours professionnels développeurs. Cela permet de constituer un ensemble de réseaux complets , dont la frontière est définie par l'appartenance ou non à la communauté. Il est donc ainsi possible, années aprés années, depuis le début du projet en 1996 jusqu'en décembre 2007, d'avoir une photographie du réseau de développeurs, avec pour chacun d'entre eux des éléments concernant leur profession, l'entreprise pour laquelle ils travaillaient à l'époque et leur localisation. Cet ensemble de graphes nous permet de reconstruire la dynamique du projet, les trajectoires professionnelles de chacun des développeurs et les liens qu'ils entretiennent avec la communauté, avec comme indicateur principal l'évolution de leur centralité dans le projet. Ces résultats ont été corrélé des entretiens biographiques avec certains membre de cette communauté.
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