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overcrowded / Risque De Dispersion

carte des liens de la page courante RisqueDeDispersion LesCritiques LesProjets NathalieFougeras ObjetDuConsortium WebA2

Risque De Dispersion

relevé sur LesCritiques : En entamant la rédaction d'une page sur l'ObjetDuConsortium objet du consortium, Olivier Zablocki pointait sur l'absence d'un but commun et défini pour le consortium et sur les risques de dispersion ves lequel ce projet se dirige.

Quand je suis arrivée sur Overcrowded je proposais de mettre en abyme ce que je percevais des échanges, hors ce qui ressort ici c'est une forme disséminée. Chacun entre dans cet espace en lisant et opérant des déplacements d'un sujet par une remise en cause ou/et une augmentation de commentaires. Prendre comme base cet espace en tant que tel c'est alors suivre certaines problématiques et en balayer d'autres. C'est pointer entre les lignes d'autres liens, passer entre ces pages, traverser d'un lien à l'autre, déplacer le sujet pour mettre à distance en pratiquant sur ce wiki. L'approche est critique ici par cette exploitation sous forme de work in process. Les retours renvoient à d'autres questions-sujets ce que j'évoquais en discutant avec Sébastien Sauteur là http://anoptique.com/SebastienSauteurDiscussions. D'autre part je n'interviens pas de la même manière sur Overcrowded et sur Anoptique : la discussion est plus dense sur Overcrowded plus disséminée aussi.
On peut alors faire un lien avec ce que j'appelle l'id-entités plurielle déjà mentionnée en discussion sur WebA2. Je relie alors cela à une théorie de l'écho à plusieurs voix sorte d'écho collaboratif. A travers ces échanges nous recherchons à ce que nos mots soient retournés au sens propre comme figuré. L'écho devient participatif : nous sommes plusieurs à l'émettre il nous est retourné par un auditoire qui est lui même l'écho participant. L'écho participatif représente donc la dissémination comme événement producteur de différences et donc hors de toute finalité hiérarchique et transcendentale. La critique favorise les expériences de lecture-écriture, en ce sens en écrivant nous sommes déjà dans la critique ; en passant sur les mots et entre les mots des autres nous formulons de la distance.--NathalieFougeras


J'ai tendance à penser que la dispersion fournit au contraire des opportunités, et au moins celle, inverse, de la liaison (ainsi que de l'agrégation). Google n'existe que parce que les pages web sont dispersées. La multiplication des blogs et en corollaire la dispersion des discussions (dans les commentaires) qui avaient lieu auparavant dans des NG thématiques génère la création de systèmes comme technoratie, blogsearch, etc... la dispersion créé des espaces vides entre les choses dipersées, et chercher à combler ces espaces appelle la création de nouvelles choses, qui elle même pourront se disperser, etc... La dispersion est à l'origine même du lien, sans distance ente les choses, pas de liens possibles entre ces choses. Pour revenir à notre objet, il est possible que la dispersion, non seulement des buts, mais aussi des projets permettent de créer les espaces vides ou nous chercherons des liens, et produiront peut-être des innovations. --y

La dispersion peut se comprendre en effet négativement ou positivement. Je suis d'accord avec Yann quand il conçoit la dispersion, non slt comme un atout, mais aussi comme un vecteur essentiel de l'innovation. Les grands objectifs décidés par quelques-uns à l'avance : laissons cela aux grandes institutions.
La dispersion peut être pensée et pratiquée comme une forme d'oganisation cohérente mais paradoxalement un peu "informe" ; elle peut aussi être vécue comme "aforme", un vague mouvement menant partout, c'est-à-dire nul part! Pour ma part, je pencherai plutôt vers la dispersion comme une forme contemporaine de l'organisation, nécessaire pour tenter d'ouvrir de nouvelles pistes, produire involontairement de nouvelles relations entre nous, en créer de nouvelles avec d'autres... Bien entendu, il faut sans doute veiller à ce que cette dispersion apparente ne fasse pas fuir tout le monde. Nous avançons à taton (dans un environnement anoptique c'est logique ;-) parmi ces interstices, tous ces petits "espaces vides".
La dispersion, si on veut bien la considérer comme une forme organisationnelle (à la fois désorganisatrice et "réorganisante"), traverse aussi les corps,nos corps. En effet, dans une autre discussion, on évoquait le passage de l'individuel au dividuel (Deleuze) : là aussi il y a une dispersion des identités (non contradictoire avec certaines formes de communautarisme actuelles), un émiettement de l'ancien individu (un moule, avec une signature et un visage) en une multitude de dividus (des modulations / mots de passes et des avatars). Là où on peut voir de la dispersion, c'est finalement une force organisationnelle structurelle qui traverse absolument toutes les strates. C'est une nouvelle force avec laquelle nos devons composer! Les artistes, en la comprenant et en l'accompagnant presque, y résistent bien mieux que ceux qui la critiquent frontalement. --em
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